La vente d'alcool est interdite aux moins de 18 ans.

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Autorisations pour ouvrir un établissement public à Neuchâtel

Ouvrir un établissement public à Neuchâtel : la réponse courte

Trois pièces, une ouverture
Ce qu'il faut réunir avant le premier service
Autorisation de tenir l'établissement
Détenue par
l'entité qui exploite
LPCom, art. 10
Permis d'exploitation
Détenu par
le propriétaire de l'immeuble
LEP, art. 11
Concept d'autocontrôle
Exigé pour
toute remise de boissons ou de denrées
LPCom, art. 17 et RCom, art. 18
Ouverture autorisée

Un seul service instruit et délivre l'autorisation comme le permis : le SCAV, Service de la consommation et des affaires vétérinaires.

Le local est trouvé. Le bail attend votre signature. La carte des vins est déjà esquissée sur un coin de table. Reste une question qui bloque tout le reste : quelles autorisations faut-il pour ouvrir ?

Dans le canton de Neuchâtel, la réponse surprend souvent ceux qui viennent de Vaud, de Genève ou de Fribourg. Il n'y a ni patente, ni licence, ni certificat de cafetier à décrocher. Il y a deux autorisations distinctes et une pièce qui pèse plus que toutes les autres : le concept d'autocontrôle.

En bref, l'entité qui exploite demande une autorisation de tenir un établissement public au Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Le propriétaire des murs doit, lui, détenir un permis d'exploitation pour les locaux. La demande part au moins 30 jours avant l'ouverture, avec un concept d'autocontrôle conforme au droit alimentaire.

Ce guide détaille les deux lois qui encadrent l'exploitation, les rôles à désigner, le dossier, les horaires et les règles du service des boissons. Il vise un objectif simple : ouvrir à la date prévue.

Vous chiffrez déjà votre ouverture ? Pendant que le dossier avance, préparez le budget boissons de votre futur restaurant.

RepèreCe que prévoit le droit neuchâtelois
AutoritéService de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV)
Bases légalesLoi sur la police du commerce (LPCom) et loi sur les établissements publics (LEP), toutes deux du 18 février 2014, et règlement de police du commerce (RCom) du 23 juin 2025
Qui demandeL'entité qui exploite, avec une personne responsable désignée
Formation exigéeAucun certificat de cafetier, mais un concept d'autocontrôle
Délai de dépôt30 jours au moins avant l'ouverture
DuréeIndéterminée en principe

Deux lois, deux autorisations : qui demande quoi ?

Qui détient quoi
Les murs d'un côté, l'exploitant de l'autre
Schéma : le propriétaire de l'immeuble détient le permis d'exploitation, l'entité exploitante détient l'autorisation, le SCAV délivre les deux, la commune donne son préavis et gère horaires et domaine publicPROPRIÉTAIRE DES MURSPermis d'exploitation, LEPENTITÉ EXPLOITANTEAutorisation, LPComCOMPTOIRResponsableSCAVcantondélivre le permisdélivre l'autorisationCOMMUNEpréavis, horaires,domaine public

Faites défiler le schéma horizontalement.

LEP
Loi sur les établissements publics
Les murs, les horaires, la redevance. Elle vise le propriétaire et l'immeuble.
LPCom
Loi sur la police du commerce
L'exploitant, sa personne responsable et leurs conditions personnelles. Elle fonde l'autorisation de tenir l'établissement.

Deux lois du 18 février 2014, en vigueur depuis le 1er janvier 2015, révisées avec effet au 1er juillet 2025.

Le canton a scindé le sujet en deux textes. La LPCom règle qui a le droit d'exercer une activité commerciale. La LEP règle comment un établissement public fonctionne : locaux, horaires, redevances.

D'après le Conseil d'État neuchâtelois (rapport 24.030 sur l'optimisation des lois sur la police du commerce, 2024), ces deux lois sont entrées en vigueur le 1er janvier 2015. Elles ont été révisées en 2025, avec effet au 1er juillet 2025. Un guide écrit avant cette date peut donc être dépassé sur les rôles, la musique ou les manifestations.

Conseil d'État neuchâtelois, rapport 24.030 sur l'optimisation des lois sur la police du commerce

L'autorisation de tenir un établissement public

C'est l'autorisation de l'exploitant. Selon la LPCom (article 10, état au 1er janvier 2026), une autorisation du service est nécessaire pour tenir un établissement public ou une cuisine ambulante. Le même article soumet à autorisation le commerce de détail et le débit de boissons alcooliques.

Le titulaire n'est pas forcément une personne physique. La loi parle d'entité : une personne physique ou morale. C'est celle qui exerce l'activité, et le règlement précise qu'il s'agit de celle qui en retire le bénéfice économique.

Recueil systématique neuchâtelois, loi sur la police du commerce (LPCom)

Le permis d'exploitation, une affaire de propriétaire

La seconde autorisation porte sur les murs. La LEP impose au propriétaire de l'immeuble qui abrite un établissement public d'être titulaire d'un permis d'exploitation. Le permis est octroyé si les locaux sont conformes au droit des constructions, à la police du feu, à l'environnement, à la salubrité et, en cas de restauration, à l'hygiène alimentaire.

Ce découpage a une conséquence pratique. Si vous louez, votre bailleur est concerné par la procédure. Mieux vaut le savoir avant de signer, et vérifier qu'un permis existe déjà pour l'activité que vous prévoyez.

Le SCAV, les communes et le guichet unique

Le règlement de police du commerce désigne le SCAV comme organe d'exécution. Les communes collaborent : elles donnent leur préavis, délivrent certaines autorisations d'horaire et gèrent leur domaine public. Plusieurs démarches courantes, comme les prolongations d'horaire, passent par le guichet unique du canton.

Faut-il un certificat de cafetier à Neuchâtel ?

Ce que le dossier doit prouver
Un diplôme chez le voisin, un concept écrit à Neuchâtel
Fribourg, pour comparaison
Certificat cantonal de capacité
exigé pour la plupart des patentes, après un cours à dates fixes
Neuchâtel
Aucun certificat de cafetier. Un concept d'autocontrôle à la place
conforme au droit alimentaire fédéral et au guide des bonnes pratiques d'hygiène de la branche
PartoutDroits civils, casier judiciaire compatible avec l'activité, aucune interdiction d'exercer.

La formation reste encouragée par la LEP, article 10. Le mandat de prestations est confié à la CPNHR, selon le RCom, article 23.

Non. C'est la différence la plus nette avec les cantons voisins. La LPCom liste les conditions d'octroi de l'autorisation, et aucune ne porte sur un diplôme de cafetier ou un cours obligatoire.

Ce que la loi exige à la place

D'après la LPCom (article 17, état au 1er janvier 2026), l'autorisation est refusée à qui n'a pas l'exercice des droits civils, à qui fait l'objet d'une condamnation incompatible avec l'activité, ou à qui est frappé d'une interdiction d'exercer. Pour un établissement public, une cuisine ambulante ou un traiteur, la loi exige en outre un concept d'autocontrôle au sens du droit alimentaire fédéral.

Autrement dit, le canton ne vérifie pas un parcours de formation. Il vérifie que vous savez tenir votre établissement propre et sûr, et que vous pouvez le démontrer par écrit.

Une comparaison qui évite une mauvaise surprise

Ce régime n'a rien d'universel en Suisse romande. À Fribourg, la plupart des patentes exigent un certificat cantonal de capacité, avec des sessions de cours à dates fixes. Le détail figure dans notre guide sur la patente pour ouvrir un restaurant à Fribourg.

Le piège guette l'exploitant installé à Neuchâtel qui ouvre un second établissement dans un canton voisin : il peut y découvrir trop tard qu'une formation est exigée. L'inverse est vrai aussi. Un dossier neuchâtelois ne gagne rien à joindre un certificat, s'il manque le concept d'autocontrôle.

La formation reste encouragée

Absence d'obligation ne veut pas dire absence de formation. La LEP charge l'État d'encourager, avec les associations professionnelles, la formation des tenanciers et du personnel. Une part de la redevance des établissements publics y est consacrée.

Le règlement confie ce mandat de prestations à la commission professionnelle neuchâteloise des métiers de l'hôtellerie et de la restauration (CPNHR). Pour un premier établissement, une formation volontaire en hygiène et en droit du travail reste un bon investissement, même si personne ne la réclame au dossier.

Entité, personne responsable, suppléant : les rôles à désigner

Trois rôles, trois noms au dossier
Qui possède, qui dirige, qui remplace
Entité titulaire
personne physique ou morale, celle qui retire le bénéfice économique
Personne responsable
dirige en fait, reste joignable, peut couvrir plusieurs établissements
Suppléant
désigné par écrit, document tenu à disposition des contrôles
15 hde présence physique minimale par semaine pour la personne responsable, RCom, art. 9

Les conditions d'octroi sont vérifiées pour l'entité, la personne responsable et le suppléant, selon la LPCom, article 17.

Le droit neuchâtelois sépare celui qui possède l'affaire de celui qui la dirige au quotidien. Le dossier doit nommer les deux, et parfois un troisième.

La personne responsable, au cœur de l'exploitation

L'entité titulaire doit désigner une personne responsable. Selon la LPCom (article 13), cette personne gère l'entreprise de manière effective, est présente régulièrement et reste joignable par le service. Elle doit pouvoir prendre rapidement les mesures nécessaires pour la sécurité, la santé et l'ordre publics.

D'après le règlement de police du commerce (RCom, article 9, état au 19 août 2026), la personne responsable doit être physiquement présente dans l'entreprise au moins 15 heures par semaine. Le même article admet qu'une personne soit responsable de plusieurs établissements.

Recueil systématique neuchâtelois, règlement de police du commerce (RCom)

Ce seuil de 15 heures change la façon de penser un petit groupe. Un exploitant qui tient deux adresses peut en rester responsable, à condition d'organiser réellement sa présence dans chacune.

Le suppléant, désigné par écrit

La personne responsable doit aussi désigner un ou plusieurs suppléants pour les moments où elle ne peut pas intervenir. Le règlement exige que cette désignation soit écrite et tenue à disposition des organes de contrôle.

Les conditions d'octroi s'appliquent à tous : l'entité, la personne responsable et le suppléant. Un suppléant choisi à la hâte, sans vérifier son casier, peut donc faire échouer le dossier.

Le casier judiciaire, à commander au bon moment

Pour tenir un établissement public, l'absence de condamnation se prouve par un extrait du casier judiciaire de moins d'un mois. Pour une personne résidant à l'étranger, l'extrait du pays de résidence s'ajoute à l'extrait suisse.

Une société s'identifie par son inscription au registre du commerce, une personne responsable par une pièce d'identité ou un titre de séjour suisse. Le délai d'un mois est court : commandez les extraits dans les jours qui précèdent le dépôt, pas lors de la recherche du local.

Le concept d'autocontrôle, la pièce qui décide du dossier

Le bar dans le concept d'autocontrôle
Chaque équipement en contact avec une boisson a sa consigne
Vue de dessus d'un comptoir avec trois zones à couvrir par les directives d'hygiène : machine à café, machine à glaçons et installation de tirageABCA. CaféB. GlaçonsC. Tirage
Qui ?
la personne chargée de chaque nettoyage, nommée dans les directives
Quand ?
la fréquence, en début, en cours ou en fin de service
Comment ?
les gestes et les produits, rédigés pour être compris par l'équipe

Le SCAV peut convoquer la personne responsable au sens du droit alimentaire pour vérifier qu'elle maîtrise le concept, selon le RCom, article 18.

Puisqu'aucun certificat n'est exigé, c'est ici que le SCAV juge votre sérieux. Un dossier complet sur tout le reste, mais avec un autocontrôle approximatif, n'avance pas.

Ce que le règlement demande

Le RCom (article 18) soumet à l'autocontrôle tout établissement qui remet des boissons, avec ou sans alcool, ou des denrées alimentaires. Le concept doit répondre au droit alimentaire fédéral, selon les modalités du guide des bonnes pratiques d'hygiène de la branche.

Trois exigences pèsent particulièrement. La personne responsable au sens du droit alimentaire doit maîtriser le concept. Les directives de travail doivent être comprises par les employés. Le service peut convoquer cette personne pour vérifier sa maîtrise, et exiger une traduction française de directives rédigées dans une autre langue.

Visiter les locaux avant de les reprendre

Un concept d'autocontrôle s'écrit pour des locaux précis. Le règlement en tire une règle utile : l'exploitant en place et le propriétaire doivent laisser le futur exploitant agréé visiter l'établissement, autant que nécessaire pour élaborer son concept.

Dans une marche à suivre publiée en avril 2025 pour les structures d'accueil extrafamilial, le SCAV décrit le même enchaînement. Le concept est déposé, les locaux sont validés, et l'autorisation n'est délivrée qu'une fois les manquements corrigés. L'examen du concept y est facturé à part.

SCAV, marche à suivre pour les structures d'accueil extrafamilial

Le bar fait partie de l'autocontrôle

On pense spontanément à la cuisine. Le comptoir est pourtant concerné au même titre. Machine à café, machine à glaçons, installation de tirage : tout équipement qui touche une boisson relève des bonnes pratiques d'hygiène, et vos directives doivent dire qui le nettoie, quand et comment.

Une installation de vin ou de cocktails à la pression s'entretient selon la même logique qu'une tireuse à bière. Les gestes et les fréquences sont détaillés dans notre article sur l'hygiène et le nettoyage d'une installation de tirage. Les intégrer dès le concept évite de les ajouter après une remarque du contrôle.

Domaines d'activité : ce que votre autorisation doit mentionner

Le seuil qui change l'autorisation
Au-delà de 10 jours par an, une activité devient régulière

Point bordeaux : un concert par mois, soit 12 jours, se déclare dans l'autorisation.

Débit de boissons fermentées
vin, mousseux, cidre, bière
Débit de boissons alcooliques
toutes boissons, cocktails à base de spiritueux compris

Le RCom, article 17, prévoit douze domaines d'activité. Un domaine absent de l'autorisation n'est pas autorisé.

L'autorisation neuchâteloise n'est pas un droit global. Elle précise des domaines d'activité, et tout ce qui n'y figure pas reste interdit.

Les catégories du règlement

Le RCom (article 17) en liste douze. Pour un bar ou un restaurant, les plus courantes sont :

  • la remise de boissons, avec ou sans alcool ;
  • la remise de denrées préemballées acquises de tiers ;
  • la préparation et la remise de denrées alimentaires ;
  • l'organisation régulière de danses publiques ou d'attractions ;
  • l'utilisation régulière d'une sonorisation au-delà du seuil légal.

Une activité est régulière dès qu'elle dépasse 10 jours par an. Un bar à vin qui accueille un concert par mois franchit donc ce seuil et doit le faire figurer.

Le débit de boissons : fermentées ou toutes boissons

Le débit d'alcool fait l'objet de sa propre autorisation, liée à l'établissement. Le règlement distingue le débit de boissons fermentées et le débit de toutes boissons alcooliques. Vin, mousseux, cidre et bière sont des boissons fermentées. Un gin tonic, un mojito ou tout cocktail à base de spiritueux relèvent de la seconde catégorie.

D'après la LPCom (article 22, état au 1er janvier 2026), le débit de boissons alcooliques est soumis à une redevance annuelle de 600 francs. Elle s'ajoute à la redevance sur les établissements publics présentée plus bas.

Recueil systématique neuchâtelois, loi sur la police du commerce (LPCom)

Le choix entre les deux catégories se fait au moment du concept, pas au moment de la carte. Un établissement qui prévoit d'ajouter des cocktails à base de spiritueux après l'ouverture devra modifier son autorisation.

Comment déposer la demande et en combien de temps ?

Le calendrier légal
Trois délais, à condition que le dossier soit complet
30jours avant
Dépôt du dossier
au plus tard 30 jours avant le début de l'activité
15jours
Préavis de la commune et des services
sans réponse, le SCAV peut considérer que rien ne s'y oppose
30jours au plus
Décision du SCAV
comptés dès la réception du dossier complet
Le délai repart
Si une exigence légale manque en cours d'examen, un nouveau délai de décision court dès le dépôt des compléments.

Source des trois délais : règlement de police du commerce (RCom), article 4.

La procédure neuchâteloise est rapide sur le papier. Elle ne l'est que si le dossier arrive complet.

Les délais fixés par le règlement

D'après le RCom (article 4, état au 19 août 2026), la demande doit être déposée 30 jours au moins avant le début de l'activité. Le service rend sa décision au plus tard 30 jours après réception du dossier complet. Les communes et services consultés ont 15 jours pour donner leur préavis, faute de quoi le service peut considérer que rien ne s'y oppose.

Recueil systématique neuchâtelois, règlement de police du commerce (RCom)

Le piège du dossier « presque complet »

Le même article contient une phrase à lire deux fois. S'il apparaît en cours d'examen que la demande ne répond pas à toutes les exigences légales, un nouveau délai court dès le dépôt des compléments. Une pièce manquante ne retarde donc pas de quelques jours : elle relance le compteur.

Le délai de 30 jours avant l'ouverture est un minimum légal. Dans la pratique, il ne laisse aucune marge pour un aller-retour sur l'autocontrôle.

Un rétroplanning en trois jalons

Partez de la date d'ouverture visée et remontez le temps.

  1. Huit à dix semaines avant : visite des locaux, rédaction du concept d'autocontrôle, choix des domaines d'activité.
  2. Six semaines avant : dépôt du dossier complet au SCAV, pour garder une marge sur les 30 jours de décision.
  3. Dans les jours qui précèdent le dépôt : extraits du casier judiciaire de l'entité, de la personne responsable et du suppléant.

Si des travaux de construction sont nécessaires, leur procédure passe avant tout le reste et fixe souvent le vrai calendrier.

Reprendre un établissement qui fonctionne déjà

Ce qui passe d'un exploitant à l'autre
Les murs gardent leur permis, l'exploitant repart de zéro
ÉlémentAvant, puis après la repriseStatut
Permis d'exploitation
au propriétairetoujours au propriétaire
conservé
Autorisation de tenir l'établissement
au nom de l'ancien exploitantnouvelle demande au nom du repreneur
nouveau
Concept d'autocontrôle
celui de l'ancien exploitantrédigé par le repreneur après visite
nouveau
Changement de personne responsable seul
procédure de modificationactivité poursuivie pendant la procédure
sans interruption

Trait plein : l'élément se transmet. Trait pointillé : il faut le refaire. Les patentes d'avant 2015 ont été converties d'office et n'étaient valables que jusqu'au 31 décembre 2017, LPCom, article 54.

Une reprise semble plus simple qu'une création. Elle l'est, à condition de comprendre ce qui se transmet et ce qui ne se transmet pas.

Le permis reste, l'autorisation change

Le permis d'exploitation appartient au propriétaire de l'immeuble. Il ne bouge pas quand l'exploitant change. L'autorisation de tenir l'établissement, elle, est établie au nom de l'entité qui exploite. Un nouvel exploitant dépose donc sa propre demande, avec son propre concept d'autocontrôle.

Le règlement ajoute une souplesse. L'ajout ou le retrait d'un domaine d'activité par l'exploitant ne modifie pas le permis du propriétaire, tant que ses conditions restent remplies et que les locaux ne subissent pas de transformations.

Changer de personne responsable sans fermer

Toute modification d'une clause de l'autorisation exige une demande. Le RCom permet pourtant de poursuivre l'activité pendant la procédure lorsque la modification porte sur l'identité de la personne responsable. Un changement de gérant dans une société exploitante ne force donc pas une fermeture temporaire.

Les anciennes patentes n'existent plus

Avant 2015, le canton délivrait des patentes. La LPCom les a converties d'office en autorisations valables jusqu'au 31 décembre 2017. Un repreneur qui entend parler de « la patente du café » parle d'un régime disparu : seule compte l'autorisation actuelle, à son nom.

Locaux et transformations : figer le comptoir avant le permis

Repère Bibarium
20 L
27
bouteilles de vin de 75 cl
dans un fût de 20 litres, 25 kg plein

Environ 50 % de volume occupé en moins qu'en bouteilles, selon Bibarium.Compresseur à air : aucune bonbonne de gaz à stocker près du comptoir.

Le permis d'exploitation suit l'état des locaux. C'est une bonne raison de réfléchir au poste boissons avant de le dessiner.

Une transformation importante annule le permis

Selon la LEP (article 17), le permis est annulé si les locaux ont subi des transformations importantes ou si leur affectation change. Le propriétaire doit alors repasser par la procédure. Un réaménagement lourd du bar après l'ouverture peut donc rouvrir un dossier que l'on croyait clos.

Le moment le moins coûteux pour décider de l'emplacement du comptoir, du froid et de la réserve est celui où l'on prépare les plans. Après, chaque changement se paie en procédure.

Trois questions avant de dessiner le bar

Combien de verres servez-vous à l'heure de pointe ? Combien de références au verre voulez-vous proposer ? Où se trouve le froid qui alimente le service ? Un service de vin en fût, de mousseux en fût ou de cocktail en fût, spritz en fût compris, s'installe comme un poste fixe du comptoir. Prévu dans les plans, il n'a pas à être ajouté plus tard.

Le système Bibarium fonctionne avec un compresseur à air qui presse la poche sans toucher le vin. Il n'y a donc aucune bonbonne de gaz à stocker près du comptoir, un point de moins à organiser dans la réserve.

Un plan à figer ? Avant de dessiner le comptoir, voyez comment choisir une tireuse à vin professionnelle adaptée à votre volume.

La réserve, l'angle mort des locaux

La réserve ne se voit pas du client, mais elle commande l'organisation de toute la salle. Les cartons de bouteilles occupent vite les mètres carrés que l'on espérait rendre aux tables.

Un fût de 20 litres contient l'équivalent de 27 bouteilles de vin de 75 cl et pèse 25 kg plein. Selon les données de Bibarium, le volume occupé diminue d'environ 50 % par rapport aux bouteilles. Ce gain se décide au moment du plan, pas après l'ouverture.

Horaires : 2 heures, 36 prolongations et l'ouverture permanente

Une journée d'exploitation, de 6 h à 6 h
L'horaire ordinaire, puis deux extensions possibles
De 6 h à 2 h
horaire ordinaire, sans démarche
Jusqu'à 4 h, 36 fois par an
locaux fermés seulement, annonce au guichet unique 48 h avant
Jusqu'à 6 h
au cas par cas, sur décision de la commune
Repères A et B
la commune peut avancer la fermeture à 22 h pour les terrasses (A) et à minuit pour les locaux fermés (B), sauf samedi et dimanche matin

Ouvrir tard chaque soir demande une prolongation permanente : enquête publique et 30 jours d'opposition, selon la LEP, article 22.

Les horaires neuchâtelois se lisent à trois niveaux. Le premier s'applique d'office, les deux autres se demandent.

L'horaire ordinaire

D'après la LEP (articles 19 et 20, état au 1er janvier 2026), les établissements publics peuvent ouvrir de 6 heures à 2 heures du matin. Chacun a droit chaque année à 36 prolongations jusqu'à 4 heures, à choisir librement.

État de Neuchâtel, loi sur les établissements publics (LEP)

Les communes peuvent toutefois avancer la fermeture ordinaire. Elles peuvent la fixer à minuit pour les locaux fermés, sauf le samedi et le dimanche matin, et à 22 heures pour les terrasses et locaux ouverts. Vérifiez le règlement de votre commune avant de bâtir votre concept de soirée.

Les prolongations occasionnelles

Les 36 prolongations ne valent que pour les locaux fermés. Après l'heure de fermeture ordinaire, plus rien ne se consomme en terrasse ni aux abords immédiats. Le règlement impose de les annoncer par le guichet unique au plus tard 48 heures avant la fermeture ordinaire, ou une heure avant en cas de forte affluence.

La commune peut aussi autoriser, au cas par cas, une prolongation jusqu'à 6 heures. Elle peut en revanche bloquer temporairement les prolongations d'un établissement qui ne respecte pas l'ordre public.

La prolongation permanente

Un établissement qui veut fermer tard chaque soir demande une prolongation permanente au Conseil communal. La demande est mise à l'enquête publique, et les intéressés disposent de 30 jours pour former opposition. La commune peut l'assortir de conditions sur le bruit, le stationnement ou l'équipement de l'immeuble.

D'après la LEP (article 35), les communes peuvent soumettre ces prolongations à redevance. Les plafonds sont de 50 francs par prolongation occasionnelle, 500 francs par prolongation jusqu'à 6 heures et 3000 francs par an pour une prolongation permanente.

État de Neuchâtel, loi sur les établissements publics (LEP)

Ce que la loi impose au comptoir

Au comptoir, chaque jour
Trois seuils chiffrés à connaître par cœur
3boissons sans alcool au moins, moins chères à quantité égale que l'alcool le moins cherLEP, art. 25
16 ansen dessous, pas d'accès après minuit sans un adulte responsableRCom, art. 29
75 dB(A)niveau moyen horaire de la musique d'ambiance, au-delà une autorisation est nécessaireRCom, art. 31
Seules exceptions admises
L'apéritif de bienvenue et la dégustation échappent à l'interdiction d'offrir l'alcool.
Responsabilité
Le titulaire répond administrativement des actes de son personnel, LPCom, art. 48.

L'autorisation obtenue, plusieurs règles s'appliquent chaque jour au service des boissons. Elles engagent le titulaire, qui répond aussi des actes de son personnel.

Trois boissons sans alcool moins chères

Tout établissement autorisé à débiter de l'alcool doit offrir au moins trois boissons sans alcool de catégories différentes, à un prix inférieur, à quantité égale, à celui de la boisson alcoolique la moins chère. La règle se vérifie sur la carte, qui doit aussi respecter les autres règles sur les mentions obligatoires de la carte des boissons.

Les pratiques interdites

La LPCom (article 21) complète les limites fédérales. Il est notamment interdit :

  • de servir de l'alcool à une personne en état d'ébriété ;
  • d'offrir de l'alcool gratuitement, à forfait ou à des prix ne couvrant pas les coûts, hors apéritifs de bienvenue et dégustations ;
  • d'augmenter la vente d'alcool par des jeux ou des concours ;
  • de vendre des spiritueux à l'emporter ou de les livrer après 19 heures.

Une formule à volonté, ou un cocktail vendu à un prix qui ne couvre pas son coût, tombe donc sous le coup de la loi. Une carte construite sur la marge par verre, et non sur le volume bu, reste la seule approche compatible.

Mineurs, âges et accès

D'après l'Office fédéral de la santé publique (page « Législation suisse dans le domaine de l'alcool »), la remise d'alcool est interdite aux moins de 16 ans, et celle de spiritueux aux moins de 18 ans. Un cocktail à base de spiritueux relève donc de la limite de 18 ans.

Office fédéral de la santé publique, législation suisse dans le domaine de l'alcool

Le règlement neuchâtelois ajoute une règle d'accès. Après minuit, les moins de 16 ans ne peuvent entrer que s'ils sont accompagnés d'un représentant légal ou d'un adulte mandaté.

Le titulaire peut aussi fixer lui-même un âge minimum d'accès, de façon permanente ou temporaire. Toute restriction doit alors être affichée de manière visible à l'entrée.

Musique d'ambiance et décompte

D'après le RCom (article 31, état au 19 août 2026), un établissement peut diffuser de la musique d'ambiance à l'intérieur sans autorisation tant que le niveau sonore moyen horaire ne dépasse pas 75 dB(A). Au-delà, une autorisation du service est nécessaire. Les terrasses d'hiver ne comptent pas comme des espaces intérieurs.

Recueil systématique neuchâtelois, règlement de police du commerce (RCom)

Dernier point : le client a le droit d'obtenir un décompte écrit et détaillé. Votre caisse doit pouvoir le produire.

La redevance annuelle : comment elle se calcule

La part proportionnelle de la redevance
Un taux qui baisse jusqu'en 2028
Affectation du produit, LEP, art. 34
Formation, un quart au plusDéveloppement de l'offre touristique, le solde

S'y ajoute une taxe de base annuelle, calculée au prorata des mois d'exploitation la première année, selon le RCom, article 32.

L'autorisation ne coûte pas qu'au dépôt. Chaque année, l'établissement verse une redevance au canton.

Une taxe de base et une part du chiffre d'affaires

D'après la LEP (article 31, état au 1er janvier 2026), la redevance comprend une taxe de base de 500 francs et une part du chiffre d'affaires hors TVA, après déduction du montant minimal d'assujettissement à la TVA. La loi fixe cette part à 0,2 %, mais une disposition transitoire la maintient à 0,3 % jusqu'au 31 décembre 2026, puis à 0,25 % en 2027.

État de Neuchâtel, loi sur les établissements publics (LEP)

Cette baisse progressive vient de la branche. D'après la commission parlementaire chargée du rapport 24.030 (propositions de la commission, 2024), GastroNeuchâtel demandait de faire passer le taux de 0,3 % à 0,2 % à l'occasion de la révision.

Grand Conseil neuchâtelois, propositions de la commission sur le rapport 24.030

Ouverture en cours d'année et petits établissements

Pour une ouverture en cours d'année, la taxe de base est calculée au prorata des mois d'exploitation. La part proportionnelle se calcule sur une estimation du chiffre d'affaires de l'année. Ensuite, elle se fonde sur le chiffre d'affaires de l'année précédente, que l'exploitant déclare au service.

Le règlement exonère de taxe de base les établissements dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 10 000 francs. Il fait de même pour ceux ouverts 50 jours par an au plus, avec un chiffre d'affaires d'au plus 30 000 francs.

Où va l'argent

La LEP affecte au plus un quart du produit à la formation de la branche. Le solde finance le développement de l'offre touristique. En cas de déclaration manquante, le service estime le chiffre d'affaires et taxe d'office.

Manifestations et terrasses : les cas à part

À qui s'adresser
Deux situations, deux circuits
Manifestation publique
1 mois
avant, jusqu'à 500 personnes au total
2 mois
avant, au-delà de 500 personnes

Les points de restauration intégrés à la manifestation n'ont pas d'autorisation d'établissement séparée.

Terrasse sur le trottoir
Commune
mise à disposition du domaine public
SCAV
l'emplacement figure dans l'autorisation

Les deux démarches se cumulent : l'une ne remplace pas l'autre.

Délais des manifestations : LPCom, article 14. Exemption des points de restauration : RCom, article 15.

Tous les points de vente ne fonctionnent pas comme un restaurant ouvert à l'année. Deux situations suivent leurs propres règles.

Servir lors d'une manifestation publique

Les entreprises de restauration qui font partie d'une manifestation publique n'ont pas besoin d'une autorisation d'établissement séparée. C'est l'organisateur qui demande l'autorisation de manifestation, au plus tard un mois avant, ou deux mois au-delà de 500 personnes au total. Le détail des démarches est développé dans notre article sur le permis temporaire de vente d'alcool.

Sur ces formats, la vitesse du bar décide de l'expérience. Lors du concours international d'équitation de Palexpo, à Genève, le client a rapporté avoir servi 30 % de boissons en plus avec moins de personnel. Il s'agit d'un retour d'exploitant, pas d'une mesure.

Terrasse sur le domaine public

Une terrasse posée sur le trottoir occupe le domaine public, géré par la commune. En ville de Neuchâtel, la création ou l'extension d'une terrasse se traite avec le service communal de la sécurité, comme l'a rappelé la Ville lors de la réouverture de mai 2020.

Ville de Neuchâtel, communiqué sur la création et l'extension des terrasses

Les deux niveaux se cumulent. D'après la Ville de Neuchâtel (directive sur les édicules saisonniers, février 2026), la mise à disposition du domaine public relève de la Ville, et une autorisation du SCAV s'ajoute lorsque l'exploitation envisagée le requiert.

Ville de Neuchâtel, directive sur les édicules saisonniers

Une terrasse ajoutée ou agrandie touche aussi l'autorisation cantonale, qui précise l'emplacement de l'activité. Prévoyez-la dès le premier dossier plutôt qu'en modification au printemps.

Trois erreurs qui retardent une ouverture à Neuchâtel

Les retards les plus évitables
Trois hypothèses fausses, trois réflexes
1
Erreur
Chercher un cours de cafetier
Réflexe
Écrire d'abord le concept d'autocontrôle
2
Erreur
Signer le bail sans parler du propriétaire
Réflexe
Vérifier qu'un permis d'exploitation couvre l'activité prévue
3
Erreur
Déposer au dernier moment
Réflexe
Déposer avec marge un dossier vérifié pièce par pièce

Trois hypothèses fausses, posées au début du projet, suffisent à décaler une ouverture.

Chercher un cours de cafetier au lieu d'écrire l'autocontrôle

Un porteur de projet venu d'un autre canton passe des semaines à chercher une formation que Neuchâtel n'exige pas. Pendant ce temps, le concept d'autocontrôle, seule pièce réellement examinée, n'est pas écrit. Commencez par lui.

Oublier le propriétaire

Le permis d'exploitation est au nom du propriétaire. Si les locaux n'ont jamais abrité d'établissement public, ou s'ils ont été lourdement transformés, ce permis n'existe pas ou n'est plus valable. Le bail signé, il est trop tard pour découvrir que les murs ne sont pas conformes.

Déposer à 30 jours pile

Les 30 jours sont un minimum. Un dossier complété en cours d'examen relance le délai de décision. Déposez avec une marge, et vérifiez chaque pièce avant l'envoi.

À Neuchâtel, le dossier se joue sur l'hygiène et sur le plan du bar

En synthèse
Un dossier à l'ouverture, des contrôles ensuite
Examiné au dépôt
autorisation au nom de l'entité
permis d'exploitation du propriétaire
concept d'autocontrôle
puis
Vérifié en exploitation
hygiène du comptoir et du tirage
horaires et prolongations
règles sur la remise d'alcool

Les agents du service et de la police ont accès aux locaux pendant les heures d'exploitation, selon la LEP, article 42.

Ouvrir un établissement public à Neuchâtel ne demande ni patente ni certificat. Il faut une autorisation au nom de l'entité qui exploite, un permis d'exploitation au nom du propriétaire, une personne responsable réellement présente et un concept d'autocontrôle solide.

Ce régime plus léger déplace l'effort. Les agents du service et de la police peuvent inspecter vos locaux pendant les heures d'exploitation : l'hygiène du comptoir, l'organisation du service et le respect des règles sur l'alcool se jouent ensuite au quotidien. Penser le poste boissons avant de figer les plans, c'est préparer à la fois le dossier et les contrôles qui suivront.

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Vos questions fréquentes sur l'autorisation d'établissement public à Neuchâtel

Une société ou une association peut-elle être titulaire ?

Oui, l'autorisation peut être délivrée à une personne morale. Les conditions personnelles sont alors vérifiées chez la personne qui dirige l'entité et, selon la forme, chez tous les associés ou chez la personne qui préside. Une société s'identifie par le registre du commerce. Une association non inscrite produit ses statuts. Dans tous les cas, une personne responsable physique doit être désignée.

Que risque-t-on à ouvrir sans autorisation ?

La police ou le service peut fermer d'office les locaux et apposer les scellés lorsqu'une activité s'exerce sans l'autorisation requise. Le service notifie ensuite une décision écrite dans les cinq jours. Les infractions à la loi sont punies d'une amende pouvant atteindre 40 000 francs, et les redevances éludées sont perçues après coup, avec intérêts.

Peut-on privatiser l'établissement pour une soirée ?

Oui, mais avec une formalité. En dehors des horaires d'exploitation ordinaires, ni le titulaire ni la personne responsable ne peuvent utiliser l'établissement à titre privé sans l'avoir annoncé au service au moins 24 heures à l'avance. Un établissement mis à disposition d'un tiers sans son personnel est considéré comme une salle en location.

Que faire si la personne responsable quitte l'établissement ?

Le titulaire doit la remplacer dans les meilleurs délais et signaler le changement au service. Dans l'intervalle, la personne qui dirige l'entité, ou à défaut celle qui préside son organe décisionnel, est considérée comme responsable. Le départ doit être annoncé au plus tard le jour où la personne cesse son activité.

Où afficher l'autorisation ?

L'autorisation de tenir un établissement public s'affiche au lieu d'accueil principal, à la vue du public. Les restrictions d'âge éventuelles s'affichent, elles, de manière bien visible à l'entrée. Les autres autorisations, sans obligation d'affichage, sont simplement tenues à disposition des organes de contrôle. Lors d'un contrôle, le titulaire et la personne responsable doivent seconder gratuitement les agents et fournir les renseignements demandés.

Un vigneron neuchâtelois a-t-il besoin d'une autorisation pour vendre son vin ?

Pour la vente de leur propre production de vin, les producteurs du canton sont dispensés d'autorisation, et ils sont exemptés de redevance sur les boissons fermentées qu'ils produisent. Cette exception ne couvre pas les boissons achetées à des tiers ou produites hors du canton. Un caveau qui fait aussi consommer sur place doit vérifier auprès du SCAV si son activité relève de la restauration.

Sources

Bibarium

Bibarium, spécialiste suisse du vin et des cocktails à la pression

Entreprise suisse de la région de Genève, Bibarium équipe les professionnels de la restauration, des bars et de l'événementiel pour servir vin, mousseux et cocktails à la pression. Son approche s'appuie sur des installations réelles, sur le projet de recherche Interreg ECOFASS Vin et sur des partenaires comme la Cave de La Côte.

Contenu relu et validé par Marc Sarrazin, directeur de Bibarium, ingénieur œnologue diplômé de Changins.

Mis à jour : octobre 2026

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